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Un petit rappel "historique"
La convention de la Ville de Paris avec la
Forge de Belleville arrivait à son terme en novembre 2006.
En juin 2008, la Forge de Belleville refuse la nouvelle convention proposé par la Ville
mais
demande par contre la privatisation des ateliers pour ses seuls membres.
En juillet, je décide alors de m'installer dans le fond de l'usine afin de protester contre leur entreprise de privatisation d'un espace collectif publique.
Étant donné que la FdB (Forge de Belleville) est dans l'incapacité juridique de m'expulser. Elle s'en prend à l'association T.R.A.C.E.S. avec laquelle je travaille. La FdB finit par exclure les associations de ses statuts et demande à T.R.A.C.E.S. de quitter les lieux.
En juillet 2008, finalement pour en finir avec cette situation juridique bancale, la Ville de Paris lance un nouveau appel à marché public sur le site de l'usine et des ateliers de l'allée Est.
Son offre n'étant pas retenu, la FdB refuse de quitter les lieux, entravant la venue de nouveaux artistes dans cet espace public.

Ce qui suit un pamphlet, ce qui ne peut pas nous faire du mal.



une petite
histoire
de la
Forge

L'association « La Forge de Belleville », FdB

devient FdlB, la FORCE de la BÊTISE.


La privatisation des ateliers, « de mon atelier » pour reprendre le chœur de la Collégiale
suivis par les membres soldats, n'a pas été retenu.
Enfermés à clef (« Nous ne rendrons pas nos clefs »)
au service de l'idéologie obsolète de « la propriété privée »,
ils vont jusqu'à vouloir confisquer le MOT: FORGE.

Du haut de leur piédestal, dans leur mausolée « historique », ils forgent des armes

Entre marteau et enclume pour mieux abattre le grand arbre de la vie:

Confisquer l'Histoire avec grand H, pour mieux effacer, sélectionner la mémoire

confisquer l'Art avec grand A, pour mieux l'enfermer dans une esthétique et conception douteuse,

confisquer la Création avec un grand C pour mieux la CENSURER,

pour garnir son salon

tout en refaisant le monde

pour mieux

protéger,

cadenasser ses petits privilèges

avec dans une main, son compte en banque en actions

et de l'autre main, un passe-droit présenté comme un certificat de virginité:
collection des carnets de guerres,
avec les médailles qui vont avec.
A la gloire d'un territoire conquis.


Le soleil de Belleville y est bien agréable.
Et Belleville, c'est tellement JOLI comme carte de visite.

Donc bien enfermé à clef sur le territoire conquis,
les braves soldats de la FdB/FdlB font le siège attendant la reddition de la communauté.

Le soleil de Belleville y est bien agréable.


Entre temps, sous la pluie ou avec le soleil,
le peuple du Bas Belleville continue patiemment son œuvre.

Un pavé au milieu du béton

en voici quelques traces politiques/ artistiques, sociales et économiques.

> le grand jardin partagé avec ses arbres, ses plantes du hasard au petit bonheur d'un quartier.

> Les murs des graffeurs taggeurs

> L'usine-atelier-fabrique-garage-cuisine-clinique avec ses outils, autant de clefs
pour ouvrir les portes de la connaissance commune.
Vaste horizon de nos cultures, œuvre d'artistes-ouvriers-artisans
mettant en commun leurs aptitudes, leurs compétences et leurs énergies
pour préparer le repas quotidien:
L'UTOPIE. Ses Racines>>> L'art, la science et la philosophie.

Bas Belleville, Paris 20, Europe-France
gtwjgg 09


en savoir plus

T.R.A.C.E.S.

à propos

de la
Forge de Belleville
pour connaitre
d'autres point de vue

Maison de la Plage
sur ce site aussi une mise au point
du collectif
"IL EST 5H"

la pétition
de soutien

des parents
de l'atelier
enfant parent

mais encore

la Kommune